En novembre 2016, les abattages de bovins, corrigés des variations journalières (CVJA), bondissent de 4,4 % en têtes et de 3,5 % en poids par rapport à leur niveau de 2015. Selon une note d’Infos rapides Agreste diffusée le 21 décembre 2016, les conditions climatiques cet été ont limité la production fourragère, expliquant en partie la progression des abattages de bovins de plus d’un an.

Des prix toujours en retrait

Dans ce contexte, le cours moyen des vaches est toujours inférieur à 2015. À 2,99 €/kg carcasse, les vaches O se vendent à des prix 5 % en dessous de l’an passé à la même époque. Même tendance pour les R. Du côté des jeunes bovins R, les tarifs ont entamé en novembre leur hausse saisonnière, à 3,64 €/kg de carcasse en moyenne. Mais ils restent en retrait de 4 % par rapport à leur niveau de 2015.

En novembre toujours, les abattages de veaux de boucherie dépassent de 6 % en têtes comme en poids, leur niveau de 2015. Le cours moyen s’en trouve pénalisé : il s’affiche à 5,56 €/kg carcasse, un niveau inférieur de plus de 6 % à celui de l’année dernière.

Production haussière

En octobre, la production totale, en intégrant les bovins maigres (veaux, broutards), dépasse les 524 000 têtes, en hausse de presque 13 %. « Sur les dix premiers mois de 2016, elle dépasse de 0,9 % son niveau de 2015. En glissement annuel, avec plus de 405 000 têtes, la production de bovins finis est légèrement supérieure à celle de 2015 (+0,7 %), conséquence de la stabilité des abattages (+0,3 %) et de la hausse des exportations de bovins finis sur la période (+1 400 têtes, soit +34 %). »

Toujours en octobre, les exportations de broutards progressent très fortement. Elles dépassent de près de 5 % la moyenne des exportations de la période de 2011 à 2015, avec près de 97 000 têtes expédiées, soit 57 000 de plus que l’an passé. Le ministère rappelle qu’en octobre 2015, la fièvre catarrhale ovine avait ressurgi depuis un mois en France.

Rebond des exportations de broutards

Les ventes de broutards lourds de plus de 300 kg vifs ont été multipliées par plus de 3,5, passant de 20 000 têtes à 75 000 têtes, en glissement annuel. Une hausse qui concerne essentiellement le marché italien. Du côté des sujets légers, les envois progressent de 10 %, soit 2 000 têtes, le marché turc restant fermé. Le cours moyen affiche 2,53 €/kg vif en novembre 2016 pour les charolais, soit 9 % de moins que le niveau atypique de 2015, et 6 % de moins que sa moyenne de 2011 à 2015.

« Sur l’année, les exportations totales de broutards dépassent de 7 % le niveau de 2015, indique le ministère. La fermeture du marché turc (–71 000 têtes, en glissement annuel) est compensée par la progression des exportations de bovins vers l’Italie (+100 000 têtes) et l’Algérie (+18 000 têtes). »