« Il est urgent d’agir, sauf à se retrouver dans une situation critique totalement irréversible, dont les conséquences sanitaires, socio-économiques, sociétales et environnementales seront inestimables », alerte le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux, dans un rapport publié le 13 février 2020 (CGAEER).

Selon le Conseil national de l’Ordre vétérinaire, la part des praticiens déclarant exercer une activité de soins exclusive ou principale des animaux d’élevage est passée de 22,8 % des effectifs du tableau de l’Ordre en 2016, à 19,8 % en 2019, alors que le nombre global de vétérinaires augmente. Dans la classe d’âges de 20 à 29 ans, seuls 11 % des vétérinaires exercent une activité rurale, contre 20 à 26 % pour les plus de 55 ans.

Un désamour aux multiples raisons

Le CGAEER explique d’abord la désertification du milieu rural par « une méconnaissance du milieu rural par de nombreux étudiants vétérinaires et de la satisfaction professionnelle qu’ils pourraient retirer à s’investir dans l’exercice de la médecine des animaux de rente ». Le manque d’attractivité des milieux ruraux est également pointé du doigt, notamment en raison de la raréfaction de nombreux services publics, de l’éloignement des commerces et des loisirs, et de la difficulté de trouver un emploi pour le conjoint.

Une perte de la rentabilité de l’activité rurale est par ailleurs observée dans un certain nombre de cabinets mixtes. À cela s’ajoutent des difficultés quant à la possibilité de s’installer dans un cabinet, de bénéficier d’un soutien et d’un encadrement en début de carrière, de travailler avec des installations et des équipements de qualité, et de profiter d’une bonne organisation du travail pour limiter les gardes de nuit et le week-end.

« Intervenir auprès des éleveurs »

Pour autant, « les éleveurs et leurs organisations professionnelles agricoles représentatives n’ont pas pris la pleine mesure du danger qui menace », estime le CGAEER. Il enjoint notamment les chambres d’agriculture à intervenir auprès des éleveurs pour « modifier leur perception bien souvent négative de la prestation vétérinaire, évaluer leurs besoins en soins vétérinaires et communiquer sur les solutions qu’il est possible de mettre en œuvre pour y répondre ».

Plus largement, les missionnaires du CGAEER voient « une urgence certaine à ce que les pouvoirs publics (État et collectivités locales) interviennent directement dans le maillage vétérinaire ». Ils insistent notamment sur la nécessité de « favoriser le recrutement et la formation de futurs vétérinaires ruraux, d’aider à l’installation et au maintien des praticiens sur le territoire, mais également d’aider à l’installation des éleveurs et au renforcement de la rentabilité économique de leurs exploitations ».

> À lire aussi : Vétérinaires, l’activité rurale diminue au profit de la pratique urbaine (03/12/2019)

Vincent Guyot
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Les tarifs se maintiennent

Même si les commandes dans les magasins sont moins nombreuses pour la fin du mois de septembre 2021, les disponibilités restent globalement assez modestes. Ceci permet de maintenir les cours dans le secteur allaitant comme laitier.
Votre analyse du marché - Ovins

Demande en perte de vitesse

La demande en agneaux et brebis ralentit, car après les vacances, les ménages doivent faire face aux dépenses de la rentrée des classes. Les nombreuses promotions (porcs, foires aux vins…) détournent aussi l’attention des consommateurs de la viande d’agneau. Bref, le commerce est plus compliqué.