Pour inaugurer l’année 2021, « 129 veaux étaient mis en vente (69 RJ, 59 espoirs et 1 non-qualifié) en provenance de 103 élevages issus de 31 départements », rapporte Interlim dans un communiqué diffusé le mardi 19 janvier 2021. Sur les bases des deux dernières séries, un site internet incluant un direct vidéo depuis le ring du Pôle de Lanaud permettait aux acheteurs d’enchérir pour chaque reproducteur, dans un temps imparti.

60 jeunes taureaux qualifiés « espoirs »

En ouverture de cette série, 60 taureaux limousins « espoirs » se sont succédé dans le ring. Seuls 34 jeunes reproducteurs ont trouvé acquéreur lors des enchères. Le taux de vente, un peu décevant, a plafonné à 57 %, « chiffre qui n’était pas révélateur du nombre d’acheteurs connectés pour l’occasion », estime Interlim. La moyenne de prix s’est établie à 3 091 €.

Le Top Price de la vente « Espoir » revient à Paradis, fils de Largo RJ, origines Amiral-RR VS. © Interlim

L’enchère la plus élevée revient à Paradis, acheté 5 500 € par la SCEA Duputier-Avril (Vienne). Né au Gaec Deconchat-Faure (Haute-Vienne), Paradis est le fils de Largo RJ, origines Amiral-RR VS. « Ce taureau se caractérise par un dessus tendu, son élégance et sa finesse d’os, associés à un dos large et un bon quartier arrière », analyse Interlim.

Un autre taureau qualifié « espoir » a franchi la barre des 5 000 €. Il s’agit de Panache, né à l’Earl Rouches (Aveyron) et adjugé 5 200 € au Gaec Laurent (Charente). « Fils de Joli-Ta PS sur Jena-Ta PS, Panache est de type mixte, doté d’une bonne rectitude, de bonnes longueurs de corps et de bassin et d’une cuisse large. Concernant sa génomique, il bénéficie du label « Vêlage + » pour ses facilités de naissance et son aptitude au vêlage. »

La série de RJ a trouvé preneur à 94 %

Au lendemain de la série « espoir », ce sont 69 RJ qui ont été proposés à la vente. 94 % d’entre eux ont trouvé preneur, pour une moyenne de prix de 4 714 €.

Le top price a été remporté par Paillard, vendu 21 200 € en copropriété à trois élevages de Charente : le Gaec Dessalas, Laurent Lepreux, la SA Domaine des Étoiles et le Groupe Corali.

Le jeune mâle, issu du Gaec Lavigne (Cantal) a pour origines Malus-TabsPS sur Jorika-Ta PS. « C’est un taureau très harmonieux, profond, avec un dos large et épais et d’excellentes ouvertures de bassin », décrit Interlim.

Deux autres jeunes taureaux ont dépassé la barre symbolique des 10 000 € :

  • Pollux, né à la SCEA Chateil (Corrèze), a été adjugé 14 400 € à un acheteur espagnol, Manuel Jurado Perez. Ce fils de Las Vegas RJ sur Lison-RR est pourvu d’un « bon volume de corps, long et profond, avec de bonnes ouvertures de bassin » ;
  • Pancho, né chez Paul Besson (Cantal), a été vendu 11 600 € à Pedro Arribas Pascual, un autre client espagnol. Ce jeune reproducteur, fils de Japonais-Ta PS sur Isadora-RR, présente « du volume, de la longueur, de la profondeur, du dos, une cuisse longue et un bassin très ouvert ».

La présence des clients étrangers a démontré une nouvelle fois « l’intérêt pour la génétique française made in Lanaud », se félicite Interlim. Au total, 17 % des animaux ont été exportés dans huit pays différents, dont 6 espoirs et 16 reproducteurs jeunes (RJ).

Lucie Pouchard