Cette seconde série « était composée dans sa grande majorité de veaux de type mixte avec, toutefois, quelques veaux plus précoces et d’autres plus tardifs, ainsi que 4 jeunes mâles génétiquement sans cornes, détaille Interlim dans son communiqué de presse diffusé le 17 janvier 2020. 102 veaux étaient mis à la vente (49 RJ, 51 espoirs et 2 non-qualifiés) en provenance de 87 élevages issus de 24 départements. »

53 jeunes taureaux « espoirs »

Sur une série de 53 jeunes taureaux qualifiés d’« espoirs », 46 reproducteurs ont trouvé acquéreur, soit un taux de vente de 87 %. « La moyenne de prix s’établit à 3 402 € », calcule Interlim. Cette vente affichait une nouvelle fois la présence très active des acheteurs étrangers. Ces derniers ont acquis 15 jeunes taureaux en partance pour l’Espagne, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie, d’après le communiqué.

Oblige, acheté à 4 800 €, remporte le « top price » de la vente des « espoirs ». © Interlim

L’enchère la plus élevée revient à Oblige, né au Gaec du Patus (Aveyron) et acheté par l’EARL Urbain (Creuse). Fils de Maestro RJ, « ce taureau se caractérise par une bonne rectitude de dessus, une cuisse longue et large et est de plus très bien racé », décrit Interlim.

Trois autres jeunes taureaux espoirs ont franchi la barre des 4 000 € :

  • Oman, de type mixte et génétiquement sans cornes, est né à l’EARL Rouches (Aveyron). Il a été acheté par des éleveurs tchèques pour 4 600 €. Présentant de très bonnes longueurs de corps et de bassin, Oman bénéficie également du label « Vêlage + » pour ses facilités de naissance et son aptitude au vêlage.
  • Ovni TD, né à la SCEA Chapelain-Avril (Côtes-d’Armor) a été vendu lui aussi 4 600 € au Gaec Dessalas (Charente). De type mixte tardif, il présente « un important développement squelettique, de très bonnes longueurs de corps et de bassin ». Il « a obtenu le label « Vêlage + » pour ses facilités de naissance et de très bonnes aptitudes laitières ».
  • Osty, né au Gaec de Clairefontaine (Creuse), a rejoint le Gaec Robert (Haute-Vienne) pour 4 500 €. Ce taureau est décrit comme étant « à la fois harmonieux et volumineux, tendu dans son dos, docile et bien racé » par Interlim.

49 mâles RJ qui ont tous trouvé preneur

La vente des taureaux qualifiés RJ (reproducteurs jeunes) a succédé à celle des espoirs le 16 janvier 2020. Sur ces 49 taureaux, « 100 % ont trouvé preneur à une moyenne de 5 457 € ». Les clients étrangers ont aussi manifesté leur intérêt pour la génétique française puisque 9 RJ ont été vendus pour l’exportation à destination de la Belgique, de l’Espagne, de l’Italie et de la Pologne.

Obélix, né au Gaec Lebourg (Creuse), remporte le top price de la vente. Ce dernier a été adjugé 15 200 € à l’EARL Grelaud, dans le même département. « Ce fils de Labyrinthe-Ta RP1 sur Henna-Ta PS est de type complet, très épais dans son filet, avec une cuisse bien rebondie et un excellent quartier arrière », décrit Interlim.

Trois autres taureaux ont dépassé la barre des 10 000 € lors de cette vente :

  • Obiwan, né chez Liliane Thimonnier (Haute-Vienne), a été acheté par Jean-Philippe Brossillon (Indre-et-Loire) pour la somme de 15 100 €. Ce mâle « a beaucoup de volume, de longueur et de rectitude » et bénéficie du label « Vêlage + » pour ses facilités de naissance et son aptitude au vêlage.
  • Œillet, qualifié de jeune reproducteur très complet, est né à l’EARL des Mésanges (Moselle). Il a été adjugé 11 500 € à la SCEA Chapelain-Avril, à l’EARL du Bois au Bé et à l’ de Lileho (Côtes-d’Armor).
  • Opium, né au Gaec de la Martinière (Maine-et-Loire), a été acheté 10 000 € tout rond par l’EARL Hérisson (Morbihan) et Gildas Larno (Sarthe). Ce taureau est « extrêmement complet, puissant, profond et possède un bassin exceptionnel dans ses ouvertures », dépeint Interlim.

> À lire aussi : « Obélix vendu 12 100 € aux enchères à Lanaud » (19/11/19)

Lucie Pouchard
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Tendance à la stabilisation des prix

La fin de novembre est traditionnellement peu favorable au commerce de la viande. Avec les promotions du Black Friday, les consommateurs en profitent pour faire leurs achats de Noël. Mais contrairement aux années précédentes où les industriels devaient gérer un trop-plein de disponibilités à cette période de l’année, le déficit structurel de l’offre minimise les tensions dans le secteur aval.