Envoyer par la poste un échantillon de lait du tank et disposer en quelques jours du comptage cellulaire de chaque vache du troupeau, c’est la promesse du groupe Seenergi. « Avec le service Génocellules, nous allons utiliser pour la première fois la génomique à d’autres fins que l’indexation », affirme Thierry Hulmer, le président de Seenergi.

Concrètement, il s’agit, à partir de l’ADN contenu dans les cellules somatiques du lait, « d’identifier la responsabilité cellulaire de chaque vache du troupeau », explique Jean-Bernard Davière, responsable de la recherche et du développement chez Seenergi.

Génotyper tout le troupeau

« Pour ce faire, il est nécessaire de génotyper au préalable l’ensemble du troupeau, afin d’obtenir le patrimoine génétique de chaque animal, poursuit Jean-Bernard Davière. Cela nous permet ensuite d’identifier leur ADN dans le lait du tank. » Le dernier paramètre à collecter est le niveau de production de l’animal, « pour déterminer avec précision son comptage cellulaire individuel ».

Un brevet déposé

Ce nouvel outil a été développé en partenariat avec l’université de Liège, en Belgique. « C’est l’université qui est propriétaire du brevet, précise Philippe Royer, le directeur de Seenergi. Mais nous avons un contrat d’exclusivité internationale pour son exploitation. » Le service Génocellules sera proposé aux éleveurs à partir du 1er janvier 2018.

Vincent Guyot