« Les éleveurs d’ovins et de caprins européens doivent bénéficier d’un nouveau paiement environnemental pour leur rôle dans la préservation des écosystèmes », affirme le Parlement européen. « Ces filières jouent un rôle essentiel dans la prévention des avalanches, des inondations, et des feux de forêt », renchérit Éric Andrieu, eurodéputé français, rapporteur pour le Groupe des sociaux-démocrates.

Le rapport présenté à la commission de l’agriculture du Parlement européen prône « le renforcement des aides couplées et la prise en compte de la spécificité des prairies méditerranéennes dans l’éligibilité aux aides », et souligne que « les jeunes agriculteurs et les nouveaux arrivants devraient bénéficier d’un soutien accru ». Les eurodéputés plaident également pour une « amélioration du marquage des moutons, tout en réduisant les formalités administratives. »

« Gérer la propagation des prédateurs »

« L’Union européenne doit faire plus pour contrôler et gérer la propagation des prédateurs, tels que les loups, les ours, et, en particulier, les hybrides loups chiens non protégés », insiste le Parlement européen. Éric Andrieu évoque une « indemnisation adéquate pour les pertes causées par les attaques de grands prédateurs qui ne sont pas protégés par la législation de l’Union européenne, afin de maintenir les modes d’élevage pratiquant le pastoralisme ».

« Mettre l’accent sur le marché intérieur »

Sur le volet commercial, les eurodéputés demandent « une approche prudente des négociations commerciales » et rejettent « toute augmentation de l’accès préférentiel au marché communautaire au-delà des contingents tarifaires existants ». Ils souhaitent enfin « l’exclusion des secteurs ovin et caprin des négociations commerciales avec les pays tiers ».

Pour Éric Andrieu, « il est par ailleurs indispensable de mieux promouvoir la viande ovine de qualité, de mettre l’accent sur le marché intérieur, afin que l’agneau européen devienne un choix naturel pour les consommateurs de l’Union européenne ».

Votre analyse du marché - Ovins

Écarts de prix

Le commerce est difficile au niveau de l’aval, faute de consommation. La tendance des prix est à la baisse chez les gros abatteurs qui ont assez de marchandise (lacaunes) en livraison directe. L’importation est plus significatif, avec des tarifs qui tendent à se replier. En revanche, l’offre en agneaux de pays de qualité est juste suffisante pour les opérateurs de plus petite taille qui n’ont pas les réseaux d’approvisionnement dans les grands groupes.