« En raison de la pandémie actuelle du Covid-19 et des importantes restrictions en matière de déplacements mises en place dans les Etats membres, le secteur du lait connaît une baisse de la demande pour certains produits, en particulier les fromages », introduit le texte paru au Journal officiel de l’Union européenne le 4 mai 2020.

« La transformation du lait cru est partiellement détournée vers des produits en vrac […] mais de nombreux sites de production de fromage de l’Union ne disposent pas de la capacité de transformation du lait en différents produits et doivent continuer à fabriquer des fromages », précise le texte.

L’aide traditionnelle au stockage du beurre, de la poudre et des fromages sous appellation ne suffit pas. Fort de ce constat, et dans la lignée des mesures exceptionnelles de gestion de marché adoptées le lundi 4 mai 2020, la Commission européenne a détaillé son régime temporaire d’aide au stockage privé couvrant tous les types de fromages.

Aide soumise à conditions

Chaque état membre s’est vu attribuer un volume maximal de fromages pouvant prétendre à l’aide au stockage privé. L’Allemagne, la France et l’Italie concentrent les plus gros quotas, respectivement 21 726, 18 394 et 12 654 tonnes.

Les demandes d’aide peuvent être formulées entre le 7 mai et le 30 juin 2020, et ne concernent que les fromages déjà mis en stock, dans un minimum de 0,5 tonne. Sont concernés les fromages relevant du code douanier NC 0406. Néanmoins, « il y a lieu d’exclure les fromages qui ne se prêtent pas au stockage » après maturation, précise le règlement.

Le montant de l’aide est fixé à l’avance, sans distinction de pays et de types de fromages, afin de « permettre la mise en place d’un système opérationnel rapide et souple. » Ainsi, le dédommagement se chiffre à 15,57 €/tonne en ce qui concerne les frais fixes de stockage et 0,40 €/tonne et par jour de stockage contractuel, sur une période comprise entre 60 et 180 jours.

A. Courty