Après les turbulences de ces deux dernières années (embargo russe et ralentissement des achats chinois), amplifiées par une hausse de la collecte mondiale inédite due à des prix du lait élevés, la fin des quotas laitiers européens et des conditions climatiques favorables, Bruxelles s’attend à une croissance de la collecte plus modérée pour la prochaine décennie.

L’Europe leader mondial

La production mondiale restera portée par une demande internationale en hausse. L’UE (Union européenne) devrait devenir le premier exportateur mondial de produits laitiers d’ici à 2026, juste devant la Nouvelle-Zélande. Pour autant, malgré une forte augmentation des exportations, plus de 85 % du lait produit dans l’UE sera consommé en Europe même.

L’offre pilotée par le marché

Le développement de l’offre sera désormais piloté par le marché, et non plus par la politique agricole commune, ce qui requiert – et requerra – une adaptation de la part des acteurs économiques. Les contraintes environnementales devraient également jouer un rôle majeur dans les contraintes qui pèseront sur la production dans certaines régions européennes (et également d’autres pays).

E.C.