Les effets de la sécheresse sur la collecte laitière à la fin de l’été laissaient entrevoir l’espoir d’une remontée du prix du lait à la ferme cet automne. Pour l’heure, il n’en est rien. De janvier à août 2018, la production laitière européenne (Union européenne à 28) progresse de 1,5 % par rapport à 2017, bien qu’ayant marqué le pas en août (–0,1 % sur un an).

Parmi les principaux producteurs, en août 2018 par rapport à 2017, la collecte progresse de 0,4 % en Allemagne, de 3,6 % en Irlande et de 5,1 % au Danemark. En revanche, elle recule de 0,1 % en France, de 0,8 % au Royaume-Uni, et de 3,9 % aux Pays-Bas, où la mise en conformité des élevages avec les règles environnementales, en lien avec les émissions de phosphore, explique cette tendance.

Protéines et matières grasses toujours aux antipodes

Sur les marchés, le calme règne. Après être passé sous la barre des 5 500 € le 30 septembre dernier, le cours européen du beurre s’établissait à 5 100 € la tonne à la cotation du 14 octobre. Une référence historiquement élevée, qui demeure toutefois en recul de 18 % sur un an glissant.

Du côté des protéines laitières, le cours de la poudre de lait écrémé reste nettement sous le prix d’achat à l’intervention, affichant 1 530 €/t le 14 octobre. Les stocks publics restent élevés, avec 280 151 tonnes en septembre dernier. Depuis le début de l’année 2018, près de 98 000 tonnes ont toutefois été écoulées.

Le marché des fromages reste stable au cours des dernières semaines, bien qu’une érosion des cours soit également observée sur un an glissant. Le 14 octobre dernier, les cours européens de l’édam, du cheddar et du gouda perdaient respectivement 8 %, 4 % et 6 % par rapport à l’an passé.

V. Gu.