« La filière française des œufs a atteint, et même dépassé, l’objectif d’une poule sur deux en élevage alternatif à la cage qu’elle s’était fixée pour 2022 ! » se félicite le CNPO, dans un communiqué de presse diffusé le 3 juillet 2020. Cette échéance avait été établie en 2017, à l’occasion des États-généraux de l’alimentation.

Les éleveurs tiennent leurs engagements

Les poules pondeuses élevées hors cage représentaient alors moins de 37 % des effectifs. « La forte mobilisation de tous les acteurs de la filière et notamment les investissements des éleveurs ont permis de gagner trois ans sur le calendrier prévu », souligne l’interprofession de l’œuf.

Sur le plan commercial, l’œuf alternatif confirme sa progression dans les grandes surfaces. Sur les quatre premiers mois de 2020, tous magasins confondus, « les œufs issus des poules élevées au sol ont progressé de 246 % en volume », rapporte le CNPO. Les ventes d’œufs bio, de plein air et sous label rouge ont augmenté respectivement de 29,4 %, 25,9 % et 11,6 %. Sur la même période, les ventes d’œufs standards reculent de 3,3 % par rapport à 2019.

L’œuf au sol gagne du terrain

Les œufs alternatifs représentent désormais 65 % des ventes dans les magasins. « Les œufs de plein air et sous label rouge arrivent en première position, à 33 % des parts de marché, suivis des œufs bio (20 %) puis des œufs issus de poules élevées au sol (12 %) », précise l’interprofession.

Au niveau de la production, de 2018 à 2019, le nombre de poules élevées en cage a diminué de 13 %, alors que les poules élevées au sol ont progressé de 52 %, de 15 % en plein air et de 21 % en bio. « Aujourd’hui, les poules élevées en cage ne représentent plus que 47 % de la production française. Les poules élevées en bio sont désormais 18 %, tout comme le plein air. Le sol est passé à 12 % et le label rouge à 5 % », Indique le CNPO.

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V. Gu.