Entre le 7 et le 13 août – les premières informations sur la contamination ont émergé au début d’août – les ventes d’œufs dans les hyper- et supermarchés français ont reculé de 8,7 %, alors que deux mois plus tôt elles enregistraient une progression de 1,3 %, selon les données recueillies par le cabinet à partir des tickets de caisse.

« L’impact est assez violent avec une rupture de tendance de 10 % en volume », constate IRI. Cela représente 8,5 millions d’œufs vendus en moins, soit une perte de chiffre d’affaires de l’ordre de 1,6 million d’euros pour les grandes surfaces françaises.

Le bio s’en sort mieux

Seul le bio apparaît relativement épargné, avec des ventes qui restent en progression de 8,4 % sur la période. Il est néanmoins lui aussi touché par les conséquences du scandale, car deux mois plus tôt, ses ventes progressaient de 12,3 %. Les œufs de poules élevées en cage, déjà peu prisés par les consommateurs avant le fipronil, souffrent le plus, avec une chute des ventes de 16,5 % entre le 7 et le 13 août, soit une perte de volumes vendus de 13,1 % par rapport au début de juin. Les œufs de plein air voient leurs ventes reculer de 3,9 % sur le début d’août, marquant une rupture de tendance de –8,3 % par rapport aux ventes observées deux mois auparavant.

17 pays touchés

L’utilisation du fipronil, insecticide interdit en Europe sur les animaux destinés à la chaîne alimentaire par des sociétés de désinfection intervenant dans des exploitations agricoles aux Pays-Bas, en Belgique, en Allemagne et dans le Pas-de-Calais a causé un scandale sanitaire qui touche désormais au moins 17 pays européens.

AFP