Dans une lettre adressée au directeur général de la Direction générale de l’alimentation, datée du 29 août 2017, Foodwatch sollicite les données suivantes :

  • « Le détail des alertes reçues par les États membres de l’Union européenne, et la France en particulier, en lien avec ce dossier, concernant l’usage frauduleux de fipronil et de toute autre substance : quand, par qui, contenu détaillé ? »
  • « Toutes les informations sur les mesures prises, la couverture des contrôles effectués, tant par l’Administration que par les entreprises, leurs résultats détaillés… »
  • Des informations sur les contrôles menés par les autorités françaises : « Quel périmètre a été défini et sur quels critères, quels contrôles ont été effectués sur les résidus de fipronil et d’amitraze, la date à laquelle ils remontent et leurs résultats complets ».

Renforcer la traçabilité et les sanctions

L’ONG estime que « l’usage frauduleux d’au moins deux substances (fipronil et amitraze) et la gestion de cette crise illustrent malheureusement à quel point les consommateurs en Europe ne sont toujours pas protégés efficacement de cas de fraudes alimentaires ».

Elle appelle donc à « renforcer les mesures de traçabilité, responsabiliser et contrôler tous les acteurs de la chaîne d’approvisionnement, et prévoir des sanctions suffisantes pour enfin assurer une meilleure prévention à l’avenir et dissuader les fraudeurs ».