« Nous proposons une démarche à cinq avec nos partenaires que sont l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas et la Belgique, a déclaré Stéphane Travert lors d’un point de presse. Nous allons proposer au commissaire européen des solutions pour résoudre ce type de crise lorsqu’elles surviennent. »

Améliorer la circulation de l’information

Hormis l’Autriche, ces quatre pays font partie des plus touchés par la distribution d’œufs ou de produits transformés contaminés au fipronil. Au total, 25 des 28 États membres ont été touchés. La Commission européenne a convoqué cette réunion de haut niveau afin de « tirer les leçons » de la crise.

Pour Stéphane Travert, il faut travailler sur l’amélioration des dispositifs de circulation de l’information, des procédures de contrôle et « faire en sorte que les avis scientifiques viennent accompagner les prises de décision ».

Mettre en place des officiers de liaison

Le ministre français propose par exemple de mettre en place des officiers de liaison « pour indiquer ce qui se passe sur les territoires lorsqu’il y a des contrôles qui sont réalisés ». Ou encore de « fluidifier » le système d’information entre les différents ministères de chaque État et d’améliorer la diffusion de l’information au niveau européen.

Pour rappel, la Belgique, premier pays à s’être inquiété du problème de contamination des œufs, a d’abord communiqué avec les Pays-Bas via le réseau de lutte contre la fraude alimentaire. Il a fallu plusieurs semaines avant que l’alarme ne soit donnée au niveau européen. « Il faut en tirer des leçons », a affirmé Stéphane Travert, estimant que le système « n’a pas bien fonctionné ».

AFP