« La France déclare être déterminée à protéger la santé des consommateurs, l’environnement et son élevage : elle doit désormais le prouver à travers des actes concrets », estime Bruno Dufayet, président de la FNB, dans un communiqué publié ce mardi 28 mai 2019.

Et pour cause : d’après le syndicat, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a « souhaité profiter du Conseil UE du Commerce de ce 27 mai pour « clarifier » la position de la France vis-à-vis de ces négociations : une France qui n’est pas opposée à cet accord – malgré les nombreuses déclarations faites en ce sens au cours des dernières semaines par le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation ».

Des dispositifs « permettant le respect des normes »

Selon la FNB, Jean-Baptiste Lemoyne a formulé le souhait que « puisse être mis en place un certain nombre de dispositifs pour s’assurer de la traçabilité des produits, s’assurer que les normes sanitaires, environnementales auxquelles nous sommes attachés nous Européens, soient pleinement respectées. »

Le syndicat estime cet engagement « illusoire au regard des standards de production de viande bovine dans les pays du Mercosur et des règles qui encadrent le commerce international ».

V. Gu.