Une « situation intenable pour les éleveurs », c’est ce que déplore la Coordination rurale dans un communiqué de presse publié le lundi 7 décembre 2020. Pour relever la trésorerie des producteurs, « il est impératif de relancer la commercialisation par des aides, y compris l’exportation en vif », insiste le syndicat.

Un forfait par animal

C’est pourquoi la Coordination rurale a demandé, dans un courrier envoyé le 30 novembre dernier, la mise en place d’une aide à la commercialisation des jeunes bovins mâles et des broutards de 150 € par tête, effective sur les quatre premiers mois de l’année 2021.

« Cette aide n’a pas pour vocation de résoudre les problèmes structurels de la filière, mais elle représente une solution pour désengorger la filière des jeunes bovins et des broutards », estime Alexandre Armel, secrétaire général de la Coordination rurale et responsable de la section de la viande.

Agir sur les deux échelles de production

Une mesure semblable avait été adoptée en 2016 pour la commercialisation des jeunes bovins mâles de race à viande ou mixte âgés de 13 à 24 mois et d’un poids de carcasse inférieur à 360 kg. Une aide forfaitaire de 150 € avait été octroyée aux animaux vendus entre janvier et février 2017.

Pour plus d’informations : Crise, tout sur l’aide à la commercialisation des jeunes bovins (23/12/2016)

Étant donné les pertes économiques subies sur le marché du maigre, la Coordination rurale souhaite que cette mesure soit étendue aux broutards pour un montant similaire. « En agissant sur les deux niveaux de production, les impacts seraient rapides et constitueraient un vrai soutien à l’ensemble des éleveurs allaitants », estime le syndicat.

Lucie Pouchard