« Le risque est à présent avéré, des traces d’hormones de croissance pourraient se retrouver dans les assiettes des citoyens européens », alerte Éric Andrieu dans un communiqué ce 23 septembre 2020, après avoir pris connaissance de l’audit effectué par la Direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire (DG) au Canada, l’année passée.

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Les résultats de l’audit, révélant des « défaillances » dans la traçabilité des bovins admissibles à l’exportation vers l’Union européenne (UE), ressurgissent alors que la commission d’experts missionnée vient de rendre des conclusions sévères quant à l’accord commercial avec les pays du Mercosur, pointant du doigt une « occasion manquée d’introduire des exigences liées aux modes de production, dans un triple objectif de garantie de la santé publique, de respect des préoccupations des consommateurs européens […] et de la loyauté du commerce. »

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« Transgression majeure de la ligne rouge posée par l’Europe »

Dans ce contexte, le député du groupe Socialistes & Démocrates, Éric Andrieu, a interpellé ce matin la Commission européenne « afin de lui rappeler que ces défaillances canadiennes [rapportées par l’audit] rendent illégal l’accord sur le Ceta et transgresse une des lignes rouges européennes en matière de sécurité alimentaire et sanitaire. »

Ce dernier a également adressé à la Commission européenne une liste de questions. Alors que le document affiche « qu’il est légalement possible au Canada d’estampiller des viandes aux hormones comme étant sans hormone », « quelles sont les mesures que compte prendre la Commission européenne ? », questionne-t-il. « La Commission compte-t-elle faire suspendre les importations de viandes canadiennes ? »… Le député attend de Bruxelles des réponses.

Lucie Pouchard