« Cette décision est à contre-courant de l’Histoire », grondent la FNPL, la FNSEA et JA, dans un communiqué publié le 12 mars 2021. La décision du Conseil d’État datée de la veille d’« interdire la mention obligatoire de l’origine du lait » sur les produits laitiers vendus en France, à la suite d’une requête du groupe Lactalis, ne passe pas auprès du syndicalisme majoritaire.

Les trois organisations dénoncent « l’attitude irresponsable d’un acteur économique qui va à l’encontre de la reconnaissance du travail des éleveurs laitiers français ». Elles jugent la décision du Conseil d’État comme étant un « très mauvais signal » et un « retour en arrière inacceptable. »

Un texte « créateur de valeur »

En vigueur à titre expérimental depuis le 1er janvier 2017, l’obligation d’indiquer l’origine du lait était issue d’un texte « fondateur » et « créateur de valeur pour la ferme France », estiment FNPL, FNSEA et JA. Son annulation « mine les efforts de longue date, engagés par les agriculteurs français pour répondre aux attentes des citoyens, qui doivent permettre à la profession agricole de se rémunérer dignement ».

Les trois organisations syndicales demandent à l’État de « tout mettre en œuvre pour remettre en place cette nécessaire obligation d’étiquetage ». Elles enjoignent également les pouvoirs publics « de maintenir les dispositions du décret concernant les viandes en tant qu’ingrédients ».

Vincent Guyot