Cette série « était composée dans sa très grande majorité de veaux de type mixte avec, toutefois, quelques veaux plus précoces et d’autres plus tardifs, ainsi que 3 jeunes mâles génétiquement sans cornes, décrit Interlim dans son communiqué de presse diffusé le 15 novembre 2019. 141 veaux étaient donc mis en vente, 66 RJ et 75 Espoirs, en provenance de 113 élevages issus de 32 départements. »

75 taureaux « Espoir »

Sur les 75 jeunes taureaux qualifiés « Espoir » qui se sont succédé dans le ring, 48 ont trouvé preneur lors de la vente, soit 64 %. « La moyenne de prix s’établit à 2 958 € », calcule Interlim, soulignant « la présence très active des acheteurs étrangers qui ont acquis 10 jeunes taureaux lors de cette première série, en partance pour : l’Espagne, la Grèce, la Lituanie, le Portugal et la Pologne. »

Ogarni, vendu 5 100 €, est un jeune taureau de type mixte. © Interlim

L’enchère la plus élevée revient à revient à Ogarni, un animal né au Gaec de la Voie dans la Vienne. Il rejoint l’exploitation de l’EARL Patrick Bosc dans le Tarn pour 5 100 €. Ce taureau « blond de type mixte porte de bonnes masses musculaires dans le filet et dans son arrière-main. Du côté de la génomique, il se caractérise par de très bonnes facilités de naissance et porte le label “Vêlage +”. »

Un autre jeune reproducteur a franchi la barre des 5 000 € : Il s’agit d’Oregon, né chez Élise Lajudie (Haute-Vienne) et acheté par Nadine Fraisseix-Léger (Haute-Vienne). Fils de Laurier TA PS sur Légère TA PS, « ce taureau se caractérise par sa rectitude et son harmonie. Il possède un bassin régulier et de bonnes qualités de race. Du côté de la génomique, il dispose de très bonnes facilités de naissance. »

66 mâles qualifiés RJ

Le 14 novembre, ce sont les taureaux qualifiés RJ qui ont fait leur entrée sur le ring. Ils étaient 66, et 97 % ont trouvé preneur pour un prix moyen de 4 084 €. « Là encore, les clients étrangers étaient au rendez-vous […], avec 12 RJ achetés prenant la direction de la Belgique, de l’Espagne, de l’Italie, du Luxembourg, de la Pologne, du Royaume-Uni et de la Slovénie. »

Le top price de la vente est Obélix, né à l’EARL Robert Le-Thiec dans le Morbihan. Il a été adjugé 12 100 € à un éleveur espagnol, Manuel Jurado Lobato. « Ce fils de Loustic RJ sur Havane TA PS est un jeune taureau de type mixte, complet avec un excellent dessus, beaucoup de finesse et un bon bassin. »

Également né à l’EARL Robert Le-Thiec, Oups a dépassé la barre des 7 000 €. Là encore, il s’agit d’un fils de Loustic mais sur Fan Fan RR. « Il est volumineux et tendu dans son dos, fin d’os et possède de bons aplombs et un bassin bien ouvert. Du côté de la génomique, il bénéficie du label “Vêlage +” pour son aptitude au vêlage. Il a été acheté 7 600 € par Yannick Bidon et Martial Berton (Moselle). »

E.R.
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Le recul de l’offre s’accentue

Dans le domaine des races à viande de qualité, le commerce est très calme face au recul des ventes dans la boucherie traditionnelle, mais les faibles disponibilités se montrent favorables à la fermeté des prix. En réformes laitières, la décapitalisation commence à impacter sérieusement l’activité des industriels de la viande. La concurrence entre les abattoirs joue en faveur de la montée des prix.