Une de plus. En 2018 déjà, la moitié des appellations laitières ont fait une demande de modification temporaire de leur cahier des charges, notamment sur le volet de l’alimentation des animaux, afin d’amoindrir l’impact de la sécheresse. Pour l’année 2019, l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) recense « sept demandes de modifications inscrites au JO, principalement concentrées en Auvergne ».

Les appellations concernées sont : le Salers, le Saint-Nectaire, la Fourme d’Ambert, l’Époisses, le Laguiole, le Cantal et le Bleu d’Auvergne. « Les dispositions concernent principalement l’origine des fourrages et la durée de pâturage », complète Nadia Michaud, responsable de la communication au sein de l’Inao.

Souplesses sur l’alimentation des laitières

L’arrêté du 24 octobre 2019, paru au JO le 6 novembre, accorde trois dérogations temporaires au cahier des charges du Bleu d’Auvergne :

  • Passage de 100 % à 70 % de la ration de base du troupeau laitier (en matière sèche) à base de fourrages provenant de l’aire géographique de l’appellation. Seuls les « fourrages issus d’herbe, le maïs ensilage et la luzerne déshydratée » bénéficient de cette dérogation ;
  • De 150 à 120 jours de pâturage au minimum sur l’année ;
  • La luzerne déshydratée n’est plus considérée comme « aliment complémentaire ».

Ces variantes, similaires à celles adoptées pour le Saint-Nectaire, sont d’ores et déjà mises en application et resteront effectives jusqu’au 15 mai 2020.

A. Courty