C’est en réponse à une demande d’évaluation formulée par la commission de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen (ENVI), que l’Efsa lance cette étude sur la propagation des bactéries résistantes aux antibiotiques.

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Les bactéries zoonotiques en ligne de mire

L’évaluation portera sur le risque de propagation des bactéries zoonotiques chez les volailles, les porcs et les bovins. Les transports visés sont ceux entre exploitations ou vers des abattoirs. L’avis scientifique final devrait être terminé d’ici à septembre 2022.

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L’objectif est d’identifier les facteurs susceptibles de provoquer la propagation de bactéries résistantes aux antibiotiques lors du transport. L’agence s’intéressera également aux mesures préventives et aux options de contrôle.

Un enjeu de santé publique

« Lorsqu’une résistance aux antimicrobiens apparaît dans des bactéries zoonotiques présentes chez des animaux et dans des aliments, elle peut également compromettre le traitement efficace de maladies infectieuses chez l’homme », argumente l’Efsa.

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« Ce nouveau mandat, qui se concentre sur les implications possibles de ce phénomène pour la santé humaine, illustre une fois de plus la convergence croissante entre la santé animale et la santé humaine », détaille Marta Hugas, scientifique à l’Efsa.

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Éric Roussel
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Tendance à la stabilisation des prix

La fin de novembre est traditionnellement peu favorable au commerce de la viande. Avec les promotions du Black Friday, les consommateurs en profitent pour faire leurs achats de Noël. Mais contrairement aux années précédentes où les industriels devaient gérer un trop-plein de disponibilités à cette période de l’année, le déficit structurel de l’offre minimise les tensions dans le secteur aval.