Dans le cadre du plan Ecoantibio 2017, l’Anses a été saisie par la Direction générale de l’alimentation d’un projet d’arrêté « relatif à la préparation des autovaccins à usage vétérinaire destinés aux ruminants ». L’agence émet un avis favorable à leur utilisation « en raison d’un intérêt thérapeutique sur certaines maladies bactériennes en l’absence de vaccins autorisés notamment chez les petits ruminants ».

Des précautions à prendre

Elle liste néanmoins une série de recommandations pour la réalisation des prélèvements et la préparation des autovaccins, à savoir :

  • Éviter l’emploi de certains tissus pour l’isolement de l’agent bactérien responsable ;
  • Effectuer chez le préparateur au moins trois repiquages en milieu solide avant ensemencement de milieux de fabrication de la biomasse, en minimisant autant que faire se peut la prise d’essai à chaque opération ;
  • Privilégier des matériels à usage unique sur toute la chaîne de préparation des autovaccins ;
  • Rappeler sur l’étiquetage des doses vaccinales l’espèce cible de ruminants ainsi que l’exploitation (n° de cheptel par exemple) concernée par l’emploi exclusif de cet autovaccin.

Ce projet abrogerait l’arrêté du 2 décembre 2003 « portant interdiction de la préparation, la mise sur le marché, la prescription, la délivrance, l’administration, l’importation et l’exportation des autovaccins à usage vétérinaire destinés aux bovins, ovins ou caprins, à base de produits d’origine bovine, ovine ou caprine ».

L’Agence recommandait déjà en 2013 « d’étudier la possibilité d’une révision de la réglementation concernant les autovaccins chez les ruminants en raison de l’évaluation très favorable de la situation épidémiologique des encéphalopathies spongiformes aiguës (ESST) en France ».

E.C.
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Recul de la demande sur les pièces « arrière »

L’activité commerciale reste assez régulière sur le marché du vif, bien que les industriels observent un recul des commandes dans les pièces « arrière ». Le prix des aloyaux se replie, mais cette baisse n’est pas compensée par une plus-value sur les avants. Les abatteurs, qui ont moins de difficulté à s’approvisionner, commencent à mettre la pression sur les prix des laitières. La demande est également plus calme dans le domaine des allaitantes, mais la modestie de l’offre permet de maintenir les cours.
Votre analyse du marché - Ovins

L’offre ne couvre pas la demande

La demande se tasse, mais les disponibilités peinent à la couvrir. L’animation commerciale est soutenue sur les cadrans avec une bonne tenue des prix alors que la tendance de ces dernières années la tendance était plutôt à la baisse à la fin de septembre.