L’IBR rejoint donc la liste des « maladies répertoriées à l’égard desquelles des mesures s’imposent en vue d’en empêcher la propagation en cas d’entrée dans l’Union ou de mouvements entre les États membres », ou des « maladies répertoriées à l’égard desquelles une surveillance est nécessaire au sein de l’Union » (2).

Déjà le cas en France

« L’annonce de l’Efsa ne devrait avoir aucune conséquence pour les éleveurs français car l’IBR est déjà réglementée en France », précise le ministère de l’Agriculture. La maladie est considérée comme un danger sanitaire de deuxième catégorie depuis 2013 (3), et une prophylaxie est en place depuis plusieurs années.

98 % des cheptels indemnes ou en passe de l’être

« En 2016, un nouveau texte (4) a organisé un plan de prévention et de lutte, et permet une qualification des cheptels, précise le ministère. Ce programme sera présenté à la Commission européenne et permettra à la France de demander une garantie additionnelle lors des échanges de bovins provenant d’un autre État membre. La gestion de cette prophylaxie a été déléguée au réseau des groupements de défense sanitaire départementaux et à GDS France. À ce jour, prêt de 98 % des cheptels sont indemnes ou en passe de l’être. »

E.C.

(1) La liste des maladies réglementées est établie dans l’article 5 de l’AHL.

(2) Les dispositions en matière de prévention et de lutte à appliquer aux différentes catégories de maladies répertoriées sont répertoriées dans l’article 9 de l’AHL, points d) et e).

(3) Arrêté ministériel du 29 juillet 2013 relatif à la définition des dangers sanitaires de première et deuxième catégories pour les espèces animales.

(4) Arrêté du 31 mai 2016 fixant des mesures de prévention, de surveillance et de lutte contre la rhinotrachéite infectieuse bovine.