En 2019, le taux minimum de contrôle est fixé à 1 % des détenteurs d’animaux qui sont bénéficiaires d’aides, hors cas particulier de l’identification des ruminants où le taux de contrôle est de 3 %, indique la note du ministère.

Santé animale

En matière de santé animale, les priorités données sont les suivantes :

• le déploiement du plan national d’actions contre la tuberculose bovine pour 2017-2022,

• la lutte contre les salmonelles aviaires,

• le développement de la biosécurité en filière avicole,

• les actions sanitaires apicoles avec, en particulier, la mise en place de l’observatoire des mortalités et affaiblissement des abeilles.

En ce qui concerne la biosécurité, depuis 2016, différents arrêtés ministériels imposent des règles de biosécurité dans les élevages et les véhicules de transport. C’est déjà le cas en volailles et en cours en filière porcine. « L’arrêté ministériel portant sur le transport sera prochainement publié », précise le ministère de l’Agriculture. Concernant la filière des volailles, l’application des mesures de biosécurité et le contrôle de leur respect sont des éléments essentiels de la prévention des risques sanitaires et notamment de l’influenza aviaire.

Pour la filière porcine, en application de l’arrêté ministériel du 16 octobre 2018, les éleveurs suivent en 2019 une formation nécessaire pour l’élaboration de leur plan de maîtrise. Un délai supplémentaire a été accordé pour certains points nécessitant des investissements. « Une méthode d’inspection est en cours de rédaction pour être disponible au premier semestre de 2019. Elle sera accompagnée d’un dispositif de formation, équivalent à celui déployé pour la biosécurité dans la filière de la volaille. Une programmation des inspections biosécurité en élevage de porcs sera demandée pour 2020. Dans l’attente, les élevages ayant été suspectés ou infectés seront contrôlés en priorité. »

Pharmacie vétérinaire

Dans tous les cas, l’objectif est de vérifier le respect des règles relatives à l’achat, la détention, la prescription, la délivrance et l’administration des médicaments vétérinaires, ou à la fabrication et à la distribution des aliments médicamenteux. « De plus, s’agissant plus particulièrement des antibiotiques, ces contrôles s’inscrivent dans le cadre de l’action 18 du plan Ecoantibio 2 “s’assurer de la bonne application des règles de bon usage des antibiotiques”. La mise en œuvre du plan Ecoantibio est l’un des objectifs prioritaires de la DGAL, réaffirmé chaque année. »

Bien-être animal

Le pourcentage annuel d’inspections à réaliser au titre de la protection animale en élevage demeure au moins égal à 1 %, à l’exception des très petits élevages. « Il convient par ailleurs d’être vigilant sur le fait que le caractère non inopiné des contrôles ne doit en aucun cas interférer avec le résultat de ces contrôles et, le cas contraire, mettre en œuvre des contrôles inopinés ».

Des contrôles spécifiques sont prévus en poulets de chair. « Il est important de rappeler que la majorité de la production de poulets de chair en France est réalisée à une densité largement supérieure aux densités maximales autorisées par la réglementation communautaire (dérogation à la dérogation avec des élevages à 42 kg/m² au lieu des 33 kg/m²), affirme le ministère de l’Agriculture. À ce titre, une pression d’inspection renforcée (10 % versus 1 % pour les autres filières de production) est attendue des services.

En matière de protection animale, la filière porcine est déclarée comme « priorité de l’Union européenne ». « Bien que les engagements de la France, montrant notre volonté de faire évoluer les modes de production porteront sur plusieurs années, il nous faut prioriser les contrôles en ce domaine dès 2019, notamment sur les facteurs de risques relatifs à la caudectomie », souligne le ministère.

V. Gu
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

La demande de fin de mois se replie

Bien que le week-end prolongé de l’Ascension soit une période favorable à la consommation, le commerce pâtit d’un repli de la demande sur cette fin de mois. Les ménages, qui voient leur pouvoir d’achat impacté par l’inflation, se reportent davantage sur des produits bon marché comme le steak haché. Cela conduit à un rétrécissement annoncé des fourchettes de prix entre les réformes laitières et les races à viande d’entrée de gamme.