Voté en séance publique le 8 juillet 2020, le dispositif issu d’une proposition du sénateur Laurent Duplomb [également exploitant agricole, NDLR], se veut « inspiré des mécanismes permettant de lutter contre les déserts médicaux », assure la Commission des affaires économiques du Sénat, dans un communiqué publié ce jeudi 9 juillet 2020.

Concrètement, il permettra aux collectivités territoriales qui le souhaiteront de « distribuer des aides à l’installation et au maintien des vétérinaires », dans les zones tendues déterminées par le ministère de l’Agriculture. Elles pourront également verser « des indemnités d’étude et de projet professionnel à des étudiants s’engageant, en signant une convention, à exercer sur leur territoire s’il se situe dans une zone désertée. »

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40 départements concernés

Car sur le terrain, la situation devient urgente. « La désertification vétérinaire est le dernier signe avant la désertification agricole », estime le sénateur Duplomb. Dans son atlas démographique, l’ordre des vétérinaires constate que « 40 départements sont désormais concernés par ce phénomène de désertification vétérinaire, notamment dans des zones à faible densité d’élevage ».

Sur les cinq dernières années, le nombre de vétérinaires spécialisés dans les animaux d’élevage a reculé de 15 %. La situation pourrait encore s’aggraver, « notamment en raison de l’attrait des jeunes générations pour les soins aux animaux de compagnie ou aux chevaux », indique la Commission des affaires économiques du sénat. Car le nombre de praticiens ne fait pas défaut. « Chaque année, le nombre de professionnels inscrits au tableau de l’ordre augmente ».

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V. Gu.