« Nous plaidons pour que les antibiotiques et les autres antimicrobiens soient uniquement utilisés pour soigner les maladies et les souffrances inutiles », a déclaré José Graziano da Silva, directeur général de la FAO, lors d’une réunion des Nations unies portant sur la résistance aux antimicrobiens le 30 mai dernier à Divonne-les-Bains (Ain). « Dans certains cas particuliers, ils pourraient être utilisés pour prévenir une menace imminente d’infection », précise-t-il.

Si l’usage des antibiotiques pour améliorer la croissance des animaux d’élevage est interdit dans l’Union européenne depuis 2006, un constat persiste : « Les antimicrobiens sont toujours employés comme promoteurs de croissance, en particulier dans les secteurs de l’élevage de bétail et de l’aquaculture », constate de directeur de la FAO, déplorant que « seuls 89 pays ont indiqué posséder un système de collecte des données sur les antimicrobiens chez les animaux de ferme. »

En productions végétales aussi

Au même titre que les filières d’élevage, José Graziano da Silva estime que « l’utilisation d’antimicrobiens comme biocides sur les cultures devrait cesser. Cette situation entraîne par ailleurs une plus grande résistance des champignons aux traitements ».

La FAO, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) ont décidé de « renforcer leur partenariat par le biais d’un protocole d’accord, qui impliquera notamment une collaboration majeure en vue de lutter contre la résistance aux antimicrobiens ».

V. Gu.