« Un cas d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) vient d’être confirmé sur une oie bernache trouvée morte sur le littoral du Morbihan. Le virus détecté sur cet oiseau sauvage est de la même lignée que ceux qui circulent actuellement en Europe », annonce le ministère de l’Agriculture, dans un communiqué publié le 2 décembre 2020.

Une jardinerie et deux animaleries touchées

Faisant suite à cette découverte, « une zone de contrôle temporaire a été mise en place sur un rayon de 5 kilomètres. Aucun élevage avicole ne se trouve dans cette zone », indique le ministère. Pour l’heure, aucune précision n’a été donnée concernant l’endroit précis de cette découverte sur la côte sud de la Bretagne.

En France, le premier cas de l’IAHP de sous-type H5N8 a été découvert le 16 novembre dans le rayon de l’animalerie d’une jardinerie de Haute-Corse, comprenant à la fois « des volailles de rente et des oiseaux d’ornement », précise la Plateforme d’épidémiosurveillance en santé animale (ESA). Un second foyer a été détecté le 19 novembre dans une animalerie des Yvelines, puis un troisième dans une animalerie de la Corse-du-Sud le 25 novembre.

« Source commune de contamination »

Le même virus H5N8 étant en cause, « les investigations se sont orientées vers les fournisseurs de ces trois animaleries », explique le ministère de l’Agriculture. Elles ont conduit à l’identification d’une source commune de contamination « chez un particulier du département du Nord ayant vendu des oies au négociant qui a approvisionné au début de novembre les animaleries de la Corse et des Yvelines. »

Chez ce particulier comme chez le négociant, « toutes les mesures sanitaires ont été prises pour éliminer tout risque de diffusion du virus », souligne le ministère. Des visites sanitaires et des prélèvements ont été diligentés dans les élevages situés dans un rayon de 10 km autour de l’habitation du particulier. Tous les résultats d’analyse se sont révélés négatifs à l’IAHP.

Cinq foyers « sous-jacents » en Corse

Dans les autres animaleries livrées par le même négociant, les prélèvements effectués ont également donné des résultats négatifs. Néanmoins, « la traçabilité des clients qui ont acheté des oiseaux a conduit à identifier et confirmer cinq foyers secondaires en Corse dans des basses-cours. Les mesures de gestion des foyers ont été mises en œuvre, y compris chez les particuliers ».

Le ministère de l’Agriculture tient à souligner qu’à ce stade, « aucun élevage avicole professionnel n’est aujourd’hui touché par l’IAHP ». Il appelle l’ensemble des acteurs, à appliquer strictement les mesures de protection prévues par la réglementation, « en particulier les animaleries, les transporteurs et les détenteurs de basses-cours ».

Il rappelle également que l’IAHP « n’est pas transmissible à l’Homme par la consommation de viande d’origine aviaire, d’œufs, de foie gras et plus généralement de tout produit alimentaire ».

Vincent Guyot