« Les systèmes d’information sur les maladies doivent être beaucoup plus efficaces en termes de collecte de mégadonnées, beaucoup plus sensibles dans leur capacité à détecter des événements inhabituels, et capables de diffuser rapidement des informations », estime la FAO, dans un communiqué publié le 22 octobre 2021. « Nous devons donner la priorité au secteur de la santé animale et renforcer ce secteur », souligne Qu Dongyu, directeur général de la FAO.

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Pour ce faire, l’agence spécialisée de l’ONU a lancé un nouveau système mondial d’information sur les maladies animales. Baptisé Empres-i +, il vient remplacer sa version antérieure EMPRES-i, lancée en 2004, qui a été « largement utilisée par des centaines de parties prenantes, allant des communautés locales aux partenaires du développement mondial ».

« Préparer à l’avance à d’éventuelles épidémies »

D’après la FAO, EMPRES-i + permet de se connecter à d’autres plateformes de données dans les domaines de la santé publique, de la santé animale et de l’environnement. Elle propose également une « analyse avancée de données » et affiche l’ambition d’aider les pays à « planifier leurs stratégies de lutte contre les maladies et à cibler leurs interventions ».

Ses fonctions de prévision et d’alerte rapide permettront au pays de « suivre la propagation des maladies et les risques d’apparition de nouveaux foyers. Grâce à cette fonction, les pays seront en mesure de se préparer à l’avance à d’éventuelles épidémies », assure la FAO.

Et de citer la peste porcine africaine comme l’une des principales maladies menaçant « la sécurité alimentaire et les moyens d’existence ». Selon la Banque asiatique de développement, l’épizootie aurait « déjà infligé à la région des pertes se situant entre 55 et 130 milliards de dollars américains ».

Vincent Guyot