Il semble difficile de relancer la production porcine en Chine, chahutée par la peste porcine africaine (PPA) depuis août 2018. D’après l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), le virus a été détecté le 17 janvier 2021 dans un élevage de la province chinoise du Guangdong. Il n’était pas apparu dans cette région depuis le 6 février 2019. 214 porcs ont été infectés sur les 1 015 animaux que comptent l’élevage. Le reste du cheptel (801 têtes) a été abattu.

Le 25 janvier, l’OIE rapportait l’existence de « 20 foyers toujours en cours dans 9 divisions administratives différentes » de l’empire du Milieu. Selon l’Institut du porc, « la Chine, de loin la première destination des exportations de l’Union européenne au cours de ces deux dernières années, s’efforce de rétablir sa production porcine ». Pour le Marché du porc breton, « la reprise de la production se confirme mais les besoins restent élevés ».

Une clôture entre l’Allemagne et la Pologne

Sur le Vieux Continent, la peste porcine africaine a fait un pas supplémentaire vers l’ouest en atteignant l’Allemagne via la frontière avec la Pologne. Outre Rhin, 545 cas ont été recensés dans la faune sauvage depuis la découverte du virus sur une laie le 10 septembre 2020. D’après la Plateforme épidémiosurveillance en santé animale (ESA), 40 nouveaux cas ont été enregistrés entre le 18 et le 24 janvier 2021.

Pour limiter l’introduction de sangliers infectés en provenance de la Pologne, la construction d’une clôture le long de la frontière est en cours. « Le district d’Uckermark, à la frontière polonaise, commence seulement la construction de la clôture, précise la plateforme ESA. À Francfort-sur-Oder, 6 km restent encore à clôturer. Dans la zone nord, 38 des 72 km de clôture ciblés ont été érigés à ce jour. Dans la zone centrale, un système de clôture permanente est en cours de construction près de l’île de Küstrin-Kietz. »

Vincent Guyot