« Pendant cette première phase d’activité, qui a pour objet de vérifier l’efficacité des mesures correctives mises en œuvre, les poudres resteront consignées, détaille le ministère dans son communiqué diffusé ce 31 mai 2018. Leur commercialisation ne pourra intervenir qu’à l’issue d’une période de contrôles renforcés et d’inspections officielles permettant de garantir l’absence de toute contamination des denrées. »

Mesures correctrices et autocontrôle renforcé

Le préfet a mis cette usine à l’arrêt le 9 décembre 2017 afin d’identifier la source de la contamination et d’effectuer les travaux nécessaires. « Les mesures correctives mises en place par l’entreprise, avec notamment le démontage des équipements et la condamnation complète de la tour n° 1 à l’origine des contaminations en 2005 et 2017, ainsi que la réorganisation des installations des autres zones permettent aujourd’hui une reprise progressive des activités. »

Le ministère précise aussi qu’en « complément du plan d’autocontrôle renforcé validé par l’Anses, des analyses officielles sont également conduites sur les produits et l’environnement de production par les services de l’État. À ce jour, la production de poudres de lait infantile reste suspendue. Le redémarrage de l’activité ne pourra être autorisé par le préfet qu’après avoir obtenu de l’entreprise toutes les garanties sur la maîtrise du risque sanitaire. »