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L’interprofession lance « France Terre de Lait »

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Responsabilité sociétale - L’interprofession lance « France Terre de Lait »
De gauche à droite : Damien Lacombe (président du collège de la coopération laitière), Marie-Thérèse Bonneau (présidente du collège des producteurs), Thierry Roquefeuil (président du Cniel), Marc Delage (représentant du collège du commerce, de la distribution et de la restauration), Robert Brzusczak (président du collège des industriels laitiers) et Caroline Le Poultier (directrice générale du Cniel). © Lucie Pouchard

Ce 14 janvier 2020, les représentants des quatre collèges de l’interprofession rassemblant tous les maillons de la filière laitière étaient réunis à Paris pour lancer la démarche collective de responsabilité sociétale « France Terre de Lait ».

La démarche de progrès « France Terre de Lait » a été initiée par le plan de filière à l’issue des États-généraux et de l’alimentation (EGA). Elle représente le fruit de deux années de travaux au sein du Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel).

« Un double défi »

« Nous sommes dans un contexte de double défi, où les producteurs ont besoin de plus de visibilité pour garantir le renouvellement des générations en élevage laitier de même que les consommateurs demandent plus de transparence et de garantie, expose Robert Brzusczak, le président du collège des industriels laitiers. France Terre de Lait est en ce sens un élément clé pour apporter plus de clarté. »

« Intégrer la responsabilité sociétale dans nos engagements permet à la filière de franchir une nouvelle étape, en toute transparence, pour aboutir au rendement de produits de qualité, qui répondent aux attentes des consommateurs », complète Thierry Roquefeuil, le président du Cniel.

> À lire aussi : La filière laitière cherche des leviers pour installer (13/11/19)

« S’engager tous ensemble »

« Le plan de filière aura de l’impact seulement s’il est collectif et partagé, explique Damien Lacombe, le président du collège des coopératives laitières. Il nous faut créer les conditions pour faire prévaloir une filière laitière à la fois durable, compétitive et attractive. La démarche de progrès doit permettre de (re)donner de la valeur à l’échelle de tous les maillons. »

« L’intégration du quatrième collège du commerce, de la distribution et de la restauration à l’interprofession au cours de l’année 2019 va nous permettre de relever les défis à venir soit : plus de transparence dans nos relations commerciales pour pérenniser les approvisionnements, la conservation de l’attractivité de nos métiers du commerce et la réponse à la demande des consommateurs en termes d’origine, de proximité, de prise en compte environnementale et de recherche d’innovations dans les produits laitiers », détaille Marc Delage, le représentant des distributeurs.

« Redonner de la valeur à ce que nous faisons »

La démarche de responsabilité sociétale se décline en quatre axes de performances interdépendants au cœur d’une stratégie sur cinq ans. « Les grands piliers relèvent à la fois des performances économique et sociale, sanitaire, alimentaire et intègrent aussi les volets environnementaux et de bien-être animal. Ils sont définis sur la base d’un dialogue au sein de la filière et avec ses parties prenantes [clients, organisations non gouvernementales, consommateurs citoyens], présente la directrice générale du Cniel, Caroline Le Poultier. L’objectif pour 2020 est que les différents acteurs de la filière s’approprient les engagements à atteindre. »

À lire aussi : L’interprofession valide 16 indicateurs du bien-être animal (13/06/2019)

Parmi ces engagements, « nous souhaitons nous appuyer sur des données concrètes et fiables pour faire progresser la filière », indique encore Caroline Le Poultier, d’où l’élaboration d’outils de mesures et la validation du nouveau tableau de bord des indicateurs de marché.

À lire aussi : Les nouveaux indicateurs de marché du Cniel débarquent (09/12/2019)

Lucie Pouchard
La Coordination rurale boycotte le plan de filière

Le 15 janvier 2020, la Coordination Rurale, membre du conseil d’administration de l’interprofession laitière a annoncé qu’elle a boycotté le lancement de « France, terre de lait ». Le syndicat le considère « comme une simple vitrine qui n’aura participé qu’à augmenter les contraintes des éleveurs sans pour autant les rémunérer à hauteur de leur travail ».

La Coordination rurale pointe du doigt les indicateurs économiques du Cniel. La dernière publication « établissant un prix de revient pour 2018 à 384 €/1 000 l n’est pas à la hauteur des charges réelles des éleveurs. En se basant sur la même méthode que celle ayant permis de publier un prix de revient de 396 €/1 000 l en 2016, le prix de revient pour l’année 2018 se trouverait à 402 €/1 000 l pour les élevages de plaine. »

« Le plan de filière lait devrait être renommé plan de l’élevage laitier, insiste la Coordination rurale. On impose aux producteurs des contraintes de montée en gamme, du pâturage en passant par le bien-être animal, tout en communiquant sur des prix de revient minimum, et on laisse le choix aux acteurs de l’aval de les prendre en compte ! Ce plan de filière n’a que pour objectif de capter les gains de compétitivité et de savoir-faire des agriculteurs. »

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