Impossible de tuer des loups sans définir de plafond de destruction. Les arrêtés publiés le 23 octobre 2020 relèvent ce plafond jusqu’à la fin de l’année par paliers de 2 % alors que celui de 98 loups est presque atteint. Ce chiffre de 98 loups correspond à 17 % de 580 loups, l’effectif de la population lupine estimé par l’Office français de la biodiversité.

Ces deux nouveaux arrêtés autorisent le prélèvement d’un maximum de 121 loups pour l’année 2020 sous conditions de respecter la réglementation des tirs, le but étant de pouvoir continuer à protéger les troupeaux. Ils fixent les conditions dans lesquelles ces prélèvements peuvent se dérouler.

Des tirs réglementés

« Après l’atteinte du seuil de 17 %, seuls les tirs de défense (simple et renforcée) et les tirs de prélèvement dans les zones difficilement protégeables seront autorisés », précisent les membres du Caf loup (FNSEA, JA, FNO, FNB, FNC et APCA).

Si le plafond de 19 % est atteint avant le 31 décembre 2020, le préfet coordonnateur a la possibilité d’autoriser la poursuite des tirs de défense simple dans la limite de 2 % de l’effectif de loups.

« Le quota a progressé ces dernières années, observe Claude Font, en charge de la prédation à la Fédération nationale ovine. Il était de 12 % en 2018. Le nombre d’animaux d’élevage prédatés est toujours aussi élevé. Au 30 septembre, 9 245 victimes étaient dénombrées. »

Marie-France Malterre