Alors que 35 % des Français de plus de 18 ans se déclaraient flexitariens en 2019 (une progression de 12 points en deux ans), Lactel marque du groupe Lactalis, a voulu mieux comprendre cette tendance de baisse de consommation des produits d’origine animale, en particulier au sein des familles.

La consommation de lait maintenue, voire augmentée

Au terme d’une étude réalisée par Opinion way pour la marque, présentée le 9 juin 2020, la consommation de lait et de produits laitiers s’avère résister mieux que celle de viande rouge, au sein des foyers où la tendance du flexitarisme et du végétarisme est très présente (51 % des foyers français).

Parmi eux, 61 % des parents interrogés ont augmenté ou maintenu le lait dans l’alimentation de leurs enfants au cours des 5 dernières années, 71 %, le fromage et 75 %, les yaourts. À l’inverse, 72 % des personnes interrogées disent que leurs enfants ont arrêté ou diminué leur consommation de viande rouge.

Les jus végétaux ne font pas recette

86 % des parents ayant réduit les produits d’origine animale dans leur alimentation, déclarent que le lait et les produits laitiers sont essentiels pour la santé de leurs enfants. Par ailleurs, ces mêmes familles consomment très peu de produits « dits » de substitution : seulement 7 % des enfants qui réduisent leur consommation de lait ou de produits laitiers, boivent tous les jours des produits « dits » de substitution.

Les adolescentes en guerre contre le lait

Cependant, la place du lait semble plus fragile chez les adolescents, en particulier les filles avec une consommation déclarée en dessous des recommandations du programme national nutrition santé (PNNS) de 3 ou 4 portions de produits laitiers par jour pour les enfants jusqu’à 18 ans. Elles sont 51 % à avoir réduit la place du lait et des produits laitiers dans leur alimentation.

L’information manque, estiment les parents

Seulement la moitié des parents (53 %) ayant arrêté ou diminué la consommation de produits d’origine animale, ont indiqué connaître la recommandation du PNNS. Et deux tiers des enfants déclarent de toute façon être en dessous des 3 portions de produits laitiers recommandées par jour.

Seulement 16 % des parents ayant arrêté ou diminué les produits d’origine animale, se disent être réellement informés sur les conséquences des carences liées au manque de lait/produits laitiers sur les enfants et les adolescents.

Davantage de lait et de viande en période de confinement

L’étude montre qu’en période de confinement, presque la moitié des parents (49 %) ont déclaré que leurs enfants ont pris plus souvent leur petit-déjeuner et qu’il était plus complet et plus équilibré que d’habitude.

Cela se traduit dans les faits par une consommation plus importante de lait et de produits laitiers qu’en temps normal, avec une hausse de 35 % de la consommation de yaourt chez les enfants dont les parents « se végétalisent », de 30 % de consommation de fromages, de 31 % de consommation de lait et de 20 % de viande rouge.

Les parents flexitariens et végétariens ont été encore plus soucieux de l’alimentation de leur enfant (39 %). Ils se sont davantage informés sur Internet, auprès des leurs proches, et particulièrement sur les réseaux sociaux, ainsi que les blogs et forums. Ce chiffre augmente à 43 % pour les foyers dont les 2 parents réduisent les produits d’origine animale.

L’étude a été menée en deux temps : auprès de 2 004 répondants représentatifs des foyers français avec enfants de 5 à 18 ans, sur la période, du 27 juin au 7 juillet 2019, puis de 1007 répondants, sur la période, du 24 avril au 4 mai 2020. Le flexitarisme est un régime alimentaire consistant à réduire sa consommation de protéines animales.

Rosanne Aries