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Une association d’éleveurs créée au Sommet de l’élevage

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Race Angus
 - Une association d’éleveurs créée au Sommet de l’élevage
Les membres du bureau de la toute nouvelle association Aberdeen Angus France. © Jérôme Chabanne

Une dizaine d’éleveurs d’angus se sont associés dans le but de garantir la pureté de la race en France. Ils souhaitent pouvoir fonder un organisme de sélection dans les deux ans à venir.

« On évalue à 130-150 le nombre d’éleveurs d’angus en France, présente Jérôme Curt, propriétaire d’une centaine de mères dans l’Ain, et nouvellement élu président de l’association Aberdeen Angus France (AAAF). La race séduit car elle permet aux éleveurs de retrouver les bases de leur métier. C’est un animal facile à élever, qui engendre peu de frais vétérinaires, qui se nourrit essentiellement d’herbe et ne nécessite pas de ration de finition complexe. »

Donner un cadre

« Nous allons essayer de donner un cadre à la race, qui est un peu partie dans tous les sens en France, explique Célestin Gardel, l’un des cinq vice-présidents. Les gènes responsables de l’absence de corne et de la robe noire sont dominants, ce qui rend parfois complexe la détection d’un croisement. Nous souhaitons offrir ce service à nos adhérents, en adoptant une démarche qualitative mais pas trop restrictive. »

L’association s’est constituée le 5 octobre, au Sommet de l’élevage. Ses membres la considèrent comme la nouvelle association française de la race, en remplacement du Club Angus France. Elle s’organise en six régions géographiques, dont les coordonnées des responsables sont renseignées sur son site internet.

Éviter les rations de finitions trop énergétiques
© Cédric Faimali
© Cédric Faimali

Les travaux sur la race angus pure sont encore rares en France. Néanmoins, l’expérimentation menée par l’Inra en 2010, sur des taurillons abattus à 16-17 mois, et les travaux plus fournis menés en Suisse, s’accordent sur le point suivant : les rations de finition très énergétiques ne sont pas adaptées à cette race.

Dans une des expériences suisses, les angus sont conduits de façon extensive lors de la finition alors que les limousins le sont de façon plus intensive. « Malgré cela, les angus présentent un état d’engraissement plus élevé à l’abattage », a rapporté Jean-Marie Mazenc, chargé de mission chez Bio Centre, lors d’une conférence sur la race angus, au Sommet de l’élevage.

« L’enjeu pour cette race est de mettre du persillé et pas uniquement du gras de couverture. Il faut utiliser une ration de base pas trop énergétique (herbe, foin, un peu d’ensilage d’herbe) et privilégier une finition étalée, avec des aliments favorables à l’engraissement, en quantité limitée (betteraves…). Les finitions rapides (70-90 jours), à base de céréales sont à exclure. »

Valérie Scarlakens
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