La production de viande de volaille devrait augmenter d’environ 5 % dans l’UE d’ici à 2030, sous l’effet d’une croissance prometteuse de la demande mondiale et de la consommation intérieure. Les exportations devraient augmenter de 18 % d’ici à 2030 grâce aux ventes de différents types de découpes et d’abats, et à un large portefeuille de destinations. « Toutefois, les prix seront sous pression en raison de la concurrence accrue sur le marché mondial et resteront en deçà des niveaux observés en 2011-2015 », avertit la Commission.

La production de viande de bœuf devrait se stabiliser en 2017, avant de reprendre sa tendance à la baisse. « Cela sera principalement dicté par la diminution de la taille du troupeau de vaches et la baisse de la demande intérieure », explique la Commission.

La production et la consommation d’ovins et de caprins devraient augmenter de façon marginale, après plusieurs années de déclin continu, grâce à l’amélioration de la rentabilité et à la mise en place de soutiens couplés volontaires.

La production de viande porcine a profité de l’essor des exportations vers la Chine. Les prix de la viande de porc se sont redressés en 2016 et 2017. Pour autant, la production européenne ne devrait progresser que légèrement d’ici à 2030, malgré des prix des aliments favorables, du fait de la stabilisation de la consommation au sein de l’UE ainsi que de la concurrence sur le marché mondial (États-Unis, Russie…).

Une demande satisfaite localement

C’est « la croissance de la population mondiale et des revenus [qui] devrait entraîner une hausse de la demande mondiale de viande », souligne la Commission européenne dans ses perspectives de 2017, publiée le 20 décembre. La consommation mondiale devrait augmenter de 14 % entre 2017 et 2030, soit l’équivalent d’une année de production dans l’Union européenne (UE), prévoit Bruxelles.

Cette demande sera principalement satisfaite par l’augmentation des productions locales, même si les exportations européennes l’alimenteront à la marge. D’autant que la consommation au sein de l’UE devrait se stabiliser aux niveaux actuels en 2030, après une légère hausse, suivie d’un reflux. « 90 % de la production totale de viande de l’UE ira aux consommateurs de l’UE », relativise le rapport.

E.C.
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Léger recul de la demande

Dans le domaine des allaitantes de haute qualité bouchère, les flux commerciaux restent réguliers, grâce à une bonne adéquation entre l’offre et la demande. Les tarifs sont stables sur la plupart des marchés, malgré la tenue des concours d’animaux de boucherie. En réformes laitières, l’activité commerciale reste assez fluide, même si les industriels sont moins actifs dans leurs commandes tenant compte des promotions de porc, des foires aux vins et du budget serré des ménages sur cette fin de mois de septembre.