« Pour mieux répondre aux attentes des consommateurs, les éleveurs s’engagent à l’horizon de 2023 dans un cahier des charges augmenté, pour une production de lait biologique français plus respectueuse de la biodiversité, qui rémunère mieux les éleveurs », annonce Sodiaal dans un communiqué publié le 3 mai 2021. Les 800 éleveurs bio de la coopérative sont d’ores et déjà impliqués dans ce projet baptisé « Le Bio Pré De Vous ». Il est dans les tuyaux depuis 2018.

Le logo correspondant à la démarche devrait faire son apparition « d’ici au début de 2022 sur l’ensemble des références bio commercialisées en marques propres », précise Sébastien Courtois, administrateur Sodiaal. Concernant les marques de distributeurs, « cet engagement supplémentaire aidera à décrocher de nouveaux appels d’offres ».

Trois objectifs complémentaires pour les éleveurs

En plus de suivre le cahier des charges européen, l’ensemble des éleveurs bio de Sodiaal s’engagent sur trois objectifs concrets d’ici à 2023 :

  • Faire pâturer les vaches au moins 180 jours par an et privilégier une alimentation 100 % française : « Nous sommes en train de construire des ponts avec les filières végétales via La Coopération Agricole pour sécuriser l’approvisionnement des élevages », indique Sébastien Courtois.
  • Mesurer le bien-être des vaches avec l’audit BoviWell : « Toutes les exploitations devraient être évaluées dans l’année », projette l’administrateur.
  • Réduire l’empreinte carbone de l’exploitation en s’appuyant sur les diagnostics « Self CO2 » et « CAP’2ER ». L’installation de matériels moins énergivores est également encouragée.

« Sécuriser » le prix du lait bio

La démarche, en cours de déploiement, se fixe un objectif précis : « protéger la valeur construite au fil des années sur le lait bio. » Comme le rappelle Sébastien Courtois, « le prix du lait bio versé aux sociétaires de Sodiaal ne fait que progresser depuis 2015. Il faut sécuriser cela et tenter de capter davantage de valeur pendant les négociations commerciales. »

Toujours dans cette optique, « nous faisons une pause sur les conversions en 2021 pour maîtriser l’équilibre offre-demande sur le lait bio », signale l’éleveur. Une exception subsiste, pour les jeunes agriculteurs en cours d’installation.

Alexandra Courty