« Le groupe Lactalis dément fermement les attaques portées à son encontre sur de prétendues pratiques fiscales illégales et réaffirme qu’il exerce ses activités internationales dans le plein respect de la loi fiscale française et de chacun des pays où il est implanté », assure-t-il dans un communiqué. « Lactalis et la famille Besnier ont depuis toujours payé leurs impôts en France. »

Lactalis rappelle qu’il est « présent en Belgique et au Luxembourg où il gère des activités industrielles, logistiques et commerciales ». C’est pourquoi « il y dispose également de sociétés de financement intra-groupe pour accompagner son développement et l’investissement à l’international. […] Ces filiales sont transparentes vis-à-vis des autorités locales depuis leur création. Les comptes des sociétés mentionnées dans les articles de presse sont déposés au registre de commerce des sociétés concernées, les délibérations sociales font l’objet d’une publication aux journaux officiels et l’intégralité de ces documents est consultable via internet. La quasi-totalité des résultats avant impôts de BSA International et Ekabe, cités dans les différents articles, sont constitués de la remontée desw dividendes de leurs filiales ayant déjà acquitté leurs impôts localement », ajoute le texte.

BSA International, « bras armé de Lactalis à l’étranger », selon Mediapart, « a vu ses fonds propres passer de 100 millions d’euros en 2005 à 1,2 milliard en 2006 puis à 2,1 milliards en 2014. Un choix qui lui a permis de n’acquitter que 7,23 millions d’impôts au fisc belge entre 2004 et 2014 », affirmait le journal.