Faisant suite à la sécheresse de 2018, les éleveurs manquent de fourrages pour nourrir leur bétail. « Ils doivent se rabattre sur la paille et l’achat de foin qui sont des denrées rares et dont les prix flambent », estime le président du Modef, Jean Mouzat, dans un communiqué paru le vendredi 18 janvier 2019.

Le syndicat des exploitants familiaux explique que, « selon l’Institut de l’élevage, le coût de production de la paille est d’environ 25,40 € la tonne. À cela, il faut ajouter le transport de la paille autour de 35 € la tonne. Aujourd’hui, les prix de la paille sont entre 110 et 150 € la tonne, soit deux fois plus. »

Pour stopper la spéculation sur la paille et le foin et aider les éleveurs, le Modef fait trois requêtes au ministère de l’Agriculture :

  • une interdiction des cultures agricoles destinées à la méthanisation au 1er février 2019,
  • une interdiction du broyage de paille et de maïs pour la prochaine récolte,
  • une indemnisation par le Fonds national de gestion des risques agricoles (FNGRA) de 40 €/UGB avec un plafonnement à 100 UGB en bovin par actif et 50 UGB en ovin et caprin par actif, avec la transparence des Gaec.

Après trois demandes cet automne, le Modef avait obtenu que les éleveurs puissent bénéficier d’une aide par le Fonds national de gestion des risques agricoles (FNGRA).

Pour le syndicat, « il est urgent d’agir car les éleveurs vont être obligés de décapitaliser et leurs trésoreries vont être impactées fortement ».

F.M.