« Depuis sept semaines, la FNB (Fédération nationale bovine) note une hausse du prix de la viande bovine payé au producteur, sur les voies femelles. Bien que l’objectif d’un prix couvrant les coûts de production des éleveurs ne soit pas encore atteint, une prise de conscience générale a visiblement eu lieu et la dynamique enclenchée est positive », rapporte le syndicat majoritaire des éleveurs de bovins à viande dans un communiqué diffusé le 27 juillet 2020.

Pour autant, « tous les opérateurs de la filière de la viande bovine n’ont pas encore suivi cette dynamique », pointe du doigt la FNB. Le syndicat lance alors un nouvel appel à la mobilisation : « Le temps est plus que venu […] pour commencer à concrétiser, enfin, les engagements dans le cadre des États-généraux de l’alimentation ! »

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Ceux qui n’appliquent pas de hausse n’ont « aucune excuse »

« Certains acteurs privés et (c’est encore plus regrettable !) coopératifs ne semblent toujours pas avoir compris l’intérêt de proposer aux éleveurs des prix se rapprochant de leur coût de production, dénonce la FNB. Il n’existe aucune excuse, pour ces opérateurs, permettant de justifier leur immobilisme. »

« En plus d’être injustifiable, l’attitude actuelle de certaines entreprises ou coopératives de notre secteur est dangereuse, souligne Bruno Dufayet, président de la FNB. Alors qu’un premier signal positif, attendu depuis des années, vient d’être envoyé aux éleveurs, nous refusons de courir le risque d’un retour en arrière par la seule faute de ces quelques opérateurs qui manqueraient d’ambition ou de vision à long terme ! »

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Lucie Pouchard