« Dans un contexte de prix très favorable, nous, éleveurs français, ne pouvons pas tolérer une perte de compétitivité de 15 centimes par kilo de carcasse par rapport à nos principaux concurrents », tempête le syndicalisme majoritaire breton, dans un communiqué publié ce mardi 7 mai 2019.

L’aval de la filière est montré du doigt, en particulier les abatteurs, accusés « d’extorsion de fonds sur le revenu des éleveurs. […] Sous prétexte que le prix d’équilibre est atteint à la production, les abatteurs français se donnent le droit d’être déconnectés des autres places européennes. »

« Assurer la survie de toute une filière »

Alors que le marché du porc reste dynamique, notamment en raison de l’épidémie de peste porcine africaine qui sévit en Chine, « il est absolument scandaleux que le profit de cette conjoncture reste dans les mains des abatteurs », estiment FRSEA et JA de Bretagne.

Les syndicats pointent également un « jeu malsain des négociations commerciales entre les industriels et la grande distribution », et soulignent la nécessité pour le marché français de « recoller aux autres places européennes en urgence pour assurer la survie de toute la filière ».

V. Gu.