« Les éleveurs de porcs de l’Ouest dénoncent le fait de n’avoir pas pu bénéficier pleinement de l’embellie conjoncturelle liée à la demande internationale de ces derniers mois, à l’image des autres éleveurs européens », s’agace le Comité régional porcin (CRP) du grand Ouest (Bretagne, Pays de Loire et Normandie), dans un communiqué publié le 13 mai 2020.

Concernant le commerce extérieur, l’organisation représentative de l’amont de la filière porcine assure que les éleveurs n’accepteront pas à la fois « de ne pas bénéficier du marché international lorsqu’il est porteur » et « d’en subir les conséquences lorsqu’il déprime ». Le CRP estime que la filière porcine française doit être « plus motivée et offensive » à l’international.

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« Privilégier le porc français »

Sur le marché intérieur, les éleveurs de porc du grand Ouest demandent à l’aval de « promouvoir et de privilégier le porc français auprès des consommateurs en attente de produits français ». Il s’agit notamment de la « mise en avant de produits frais dans des rayons achalandés en cette période propice au barbecue ». Le CRP souligne également l’importance de « l’approvisionnement en porc français pour les produits transformés. »

En l’absence de « réaction rapide » des acteurs de l’aval de la filière, le CRP invite les éleveurs à procéder à des relevés en magasins. Ceci afin de « mettre en évidence l’incohérence entre les messages publicitaires et les pratiques de grandes marques et grands groupes », et de les inviter à « mettre en œuvre des mesures correctives ».

V. Gu.