« Nous ne devons plus être à la traîne des marchés européens », gronde la FNP, dans un communiqué publié le 10 avril 2019. Le syndicat estime qu’« avec une hausse de 3 centimes sur le marché allemand aujourd’hui, la France accuse désormais un retard de près de 20 centimes par rapport à ses concurrents ». Un retard que le syndicat souhaite voir rattrapé, « sous peine de pénaliser les éleveurs français, notamment en matière de modernisation des élevages ».

Les salaisonniers s’inquiètent

Du côté de la Fédération française des industriels, charcutiers, traiteurs (Fict), la flambée du cours du porc suscite des inquiétudes. « L’impact de cette hausse brutale sur les comptes des transformateurs, et notamment des petites et moyennes entreprises représente un grand danger pour leur survie économique », estime le syndicat, dans un communiqué publié le 11 avril 2019.

Et de souligner que « les contrats issus des négociations commerciales en 2019 [avec la distribution, NDLR] ont été signés sur la base de prix de découpe de porc historiquement bas. […] Cette situation est de nature à entraîner des demandes de renégociation des contrats signés avant la hausse. »

V. Gu.