Référence nationale du prix du porc à la production en France, la cotation moyenne au marché au cadran de Plérin, dans les Côtes-d’Armor, a bondi de 25 % en 2019, par rapport à 2018, pour atteindre 1,496 €/kg (prix de base à 56 % de taux de muscle des pièces). « Ce niveau de prix est le plus haut jamais atteint depuis 1992 », rapporte le Marché du porc breton (MPB), dans une note publiée le 30 décembre 2019.

En proie à la peste porcine africaine (PPA), la Chine, premier pays producteur et consommateur de viande porcine au monde, reste le moteur cette envolée des prix. « Le cours [français] a évolué dans une grande stabilité durant les deux premiers mois [de l’année 2019] autour de 1,175 €/kg, avant qu’une série de quatre hausses maximales de 5 centimes intervenues en séance du jeudi ne propulse le cours à 1,410 € le 11 avril, sous l’effet d’une première vague d’achats chinois qui a permis de fluidifier le marché », retrace le MPB.

Approvisionner le nouvel an chinois

Cette tendance s’est poursuivie jusqu’à l’automne, au gré des besoins de l’empire du Milieu. « La Chine a tenté de contenir le plus longtemps possible son cours moyen du porc avant qu’une réelle pénurie de viande et la nécessité d’approvisionner les fêtes du nouvel an chinois [qui se tiendra le 25 janvier 2020, NDLR] ne provoquent une nouvelle vague d’importations massives dès septembre. »

Au début de septembre, ce contexte mondial, additionné de besoins importants de rentrée sur le marché intérieur, a propulsé la référence française « en tête des cotations européennes pour la première fois en 2019 ». Elle a atteint son pic le 12 décembre, à 1,702 €/kg. Depuis, « le cours se replie, alors que la demande ralentit sur le marché intérieur comme à l’exportation ». Si les perspectives de prix restent positives pour le début de 2020, la menace d’apparition de la PPA reste intacte, notamment en France et en Allemagne.

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V. Guyot