L’affaire est faite. « Pleinement inscrite dans les principes des États-généraux de l’alimentation, […] la signature de l’accord-cadre ce mardi 26 novembre est l’aboutissement d’un important travail mené depuis plusieurs années entre l’Union nationale des éleveurs livreurs Lactalis (Unell) et la laiterie », souligne le communiqué paru dans la foulée.

Prise en compte du prix de revient

Comme conclu à l’issue de la médiation au début de septembre, le prix du lait valorisé sur le marché intérieur (50 % des volumes collectés) découlera à parts égales du prix de revient des agriculteurs et de l’indice Insee PVI en guise d’indicateur de marché. Pour l’heure, le coût de production des éleveurs pris en considération dans la formule est estimé à 355 €/1 000 litres, prix de base. « Il s’agit d’une première marche, explique Claude Bonnet, président de l’Unell. Cette valeur va être prochainement revue dans le cadre des négociations commerciales avec la grande distribution. »

Les trois mois espaçant la médiation de l’accord-cadre s’expliquent notamment par les « discussions autour des clauses de sauvegarde et de renégociation ».

Lactalis a souhaité inscrire une clause de revoyure au contrat permettant un réajustement de la formule de calcul du prix du lait. « La phase test court sur six mois à compter de septembre », précise Claude Bonnet.

A. Courty