« En ce printemps 2018, la cotation de la poudre de lait écrémé vient de passer en dessous de 1 300 €/t, en baisse de plus de 400 €/t en un an, souligne la Fnil. Ce niveau de prix extrêmement bas fait plonger la valorisation du lait sur l’ensemble du marché laitier européen. »

Une valorisation beurre-poudre en retrait

« En conséquence, les prix de marché du beurre et de la poudre permettraient de verser aux producteurs de lait 250 €/1 000 l en février 2018 et 268 €/1 000 l en mars 2018, calcule la Fnil. Cette valorisation se situait à 295 € en février 2017 et 278 € en mars 2017. »

Que faire pour lever cette barrière qui empêcherait, selon la Fnil, les prix de la poudre de se redresser et de profiter de la « demande mondiale très dynamique » ? Tout « pour écouler le stock public de poudre de lait écrémé dans les délais les plus rapides possible ».

Bref, à la Commission européenne de jouer « tout en s’assurant que cet écoulement ne perturbe pas les marchés existants, prévient la Fnil. La politique laitière européenne doit contribuer au développement harmonieux de la filière et prendre en compte les difficultés conjoncturelles du secteur ». Et les industriels ne devraient-ils pas en faire autant avec les difficultés des producteurs ?