« Nous allons continuer à mettre la pression sur les industriels et la distribution pour que les négociations en cours affichent une hausse », a prévenu Thierry Roquefeuil, le président de la FNPL, lors d’une conférence de presse sur le Salon de l’agriculture ce 27 février 2017.

Malgré la promulgation de la loi Sapin 2, « aucun industriel n’a voulu intégrer un prix du lait prévisionnel dans les conditions générales de vente », a déploré Marie Thérèse Bonneau, la secrétaire générale du syndicat. Mis à part cette information, aucun bruit ne fuite sur le résultat des négociations.

Appel aux candidats à la présidentielle

À l’approche de l’élection présidentielle en avril et mai prochains, le président de la FNPL a présenté les trois points sur lesquels il souhaite attirer l’attention des candidats :

  • La volonté des éleveurs de faire reconnaître les qualités de la « ferme laitière France », dans toute sa diversité. « Elle mérite d’être reconnue, voire labellisée », a lancé Thierry Roquefeuil ;
  • Le besoin d’une politique publique qui maintienne l’activité laitière sur l’ensemble du territoire. Il a en particulier évoqué l’installation ;
  • « Une Europe crédible qui consolide la politique agricole commune (Pac) », c’est-à-dire le maintien du budget européen affecté à l’agriculture.

« La Pac doit véhiculer des valeurs et des objectifs clairs », poursuit Thierry Roquefeuil. Mais dans la pratique, pas si simple de trouver l’outil idéal, d’autant « qu’il y a une difficulté à aboutir à un dénominateur commun » avec les autres États européens, a constaté le responsable français qui préside aussi le groupe en charge du lait au Copa, le syndicat européen dans lequel la FNSEA est impliquée.

M. Bressand