« Alors qu’on célèbre pour le grand public l’image du rétablissement des prix du lait, la réalité dans les exploitations est toute autre, insiste le syndicat dans un communiqué diffusé ce 23 novembre 2017. La hausse des recettes des laiteries pour la matière grasse du lait est anéantie par les prix extrêmement bas des protéines du lait. »

Pour un outil de réduction des volumes

Lors de son assemblée générale en Espagne, l’EMB a assuré que les tensions sur le marché de la matière grasse « profitent surtout à la distribution. Les consommateurs s’acquittent de prix exagérés pour le beurre et se trouvent face à des rayons vides, comme dans le cas de la France ; les producteurs, quant à eux, sont le dindon de la farce. »

L’organisation plaide à nouveau pour un instrument de réduction des volumes en cas de crise. « Le programme de responsabilisation face au marché de l’EMB, qui prévoit une renonciation volontaire aux livraisons en temps de crise, doit désormais être ancré dans la Pac sous forme d’un instrument régulier, associé à un plafonnement des volumes », déclare Romuald Schaber, le président de l’EMB.

Revoir l’intervention

L’EMB estime également que les stocks publics de poudre de lait deviennent problématiques. Elle revendique « une réduction des volumes d’intervention d’actuellement 109 000 tonnes par an ainsi qu’une augmentation simultanée du prix d’intervention à au moins 30 ct/kg. Il n’est pas acceptable que la Commission européenne continue d’employer un instrument qui produit essentiellement des coûts et, au final, s’applique aux dépens des producteurs de lait. »