Le communiqué de presse diffusé ce 13 juin 2016 par la FNCL ressemble à une mise au point. La fédération « tient à rappeler que les producteurs adhérents d’une coopérative en sont également les actionnaires et les dirigeants : les décisions proposées par les conseils d’administration […] sont soumises chaque année au vote de tous les adhérents, selon un processus démocratique et transparent. Il appartient donc à chacun de faire entendre ses positions au sein même des coopératives, par des discussions constructives. »

« La remontée va se répercuter progressivement »

Voilà pourquoi la FNCL « s’étonne des appels à la mobilisation des producteurs laitiers à l’encontre de leurs coopératives ». Pour elle, c’est en famille qu’on règle les problèmes. Concernant le prix du lait, la FNCL souligne qu’il résulte « des marchés, dont les situations sont aujourd’hui très contrastées. Si les cotations des dernières semaines semblent confirmer une reprise des cours, la remontée va continuer à se répercuter progressivement dans les prix payés aux producteurs : les trois premiers mois de 2017 voient le prix du lait atteindre 323 € la tonne en France. »

Se disant conscientes de la situation de leurs adhérents, les coopératives affirment « que les opérateurs français ont, dans l’ensemble, réussi à maintenir un prix plus élevé que leurs voisins européens pendant toute la durée de la crise : +34,4 €/t en 2015 et +37 €/t en 2016 par rapport à l’Allemagne. […] Ces efforts trouvent aujourd’hui un équilibre dans une répercussion progressive de la remontée des marchés. » Et d’insister pour que les producteurs considèrent leur « rémunération en moyenne annuelle, et non au mois le mois » en intégrant les ristournes et la rémunération du capital social.

« Chacun doit jouer son rôle »

« Une coopérative est un circuit court par essence avec un seul maillon production-transformation, rappelle Dominique Chargé, le président de la FNCL cité dans le communiqué. Pour qu’elle fonctionne et qu’elle soit performante, chacun doit y jouer son rôle. Attiser les oppositions et continuer à mettre les acteurs dos à dos ne permettra pas d’inscrire la filière française dans une dynamique d’avenir. La FNCL appelle donc les producteurs à être force de propositions au sein de leurs coopératives pour construire un projet commun vertueux, développer davantage de valeur ajoutée et conquérir de nouveaux marchés. »