« La situation actuelle est moins favorable que les scénarios escomptés au début de l’année, avant que la pandémie ne se manifeste, indique Benoît Rouyer, directeur en charge de l’économie et des territoires au sein de l’interprofession laitière (Cniel). Pour autant, la conjoncture laitière n’est pas aussi dégradée qu’en 2015 et 2016. Il n’y a pas de stock à l’intervention. Il n’y a pas non plus de menace à court terme de baisse des prix sur les marchés internationaux. »

Collecte dynamique

En dépit du contexte, la collecte laitière se maintient dans les principaux bassins exportateurs mondiaux. Sur les neuf premiers mois de l’année, les livraisons de lait de vache ont progressé de 1,2 % sur un an en Europe, de 1,5 % aux États-Unis et de 0,4 % en Nouvelle-Zélande.

En France, la progression de la collecte se chiffre à 0,2 % sur dix mois. Le prix standard du lait conventionnel s’y monte à 333 €/1 000 litres au mois d’août, soit 11 €/1 000 litres de mois que l’an passé.

La valorisation beurre poudre stabilisée

Sur le marché des ingrédients laitiers, les cours remontent progressivement depuis le mois de mai. En France, le prix du beurre est stable depuis cet été (3 300 € la tonne). Celui de la poudre de lait écrémé continue à gagner quelques points et s’élève aujourd’hui à 2 300 € la tonne.

Néanmoins, « la crise économique en devenir » laisse planer « une grande incertitude » sur l’évolution des marchés à moyen terme.

Alexandra Courty