« Nous attendons beaucoup des négociations commerciales qui s’ouvrent, affirme Damien Lacombe, président de Coop de France métiers du lait, dans un communiqué diffusé le 25 octobre 2018. C’est maintenant que les effets de la loi [agriculture et alimentation, NDLR] doivent se faire sentir, notamment par une évolution des comportements des acteurs de la collecte et de la distribution. »

« Garantir une juste répartition de la valeur »

Pour le syndicat des coopératives laitières, « la hausse du seuil de revente à perte prévue […] doit impérativement s’accompagner de mécanismes assurant cette juste répartition entre tous les maillons de la filière ». Il implore également les acteurs de la distribution de « prendre en considération les coûts de la filière à l’amont comme à l’aval, dans le cadre de la construction inversée du prix ».

Alors que la sécheresse continue de fragiliser les éleveurs, Damien Lacombe estime que « sans revalorisation suffisante [des prix des produits laitiers de grande consommation, NDLR], le risque est un effet ciseau dramatique au niveau des producteurs, mais également des entreprises de transformation ».

Alors que ministre de l’Agriculture promet une « promulgation rapide » de la loi sur l’agriculture et l’alimentation, ces négociations commerciales seront un test grandeur nature de « l’esprit des États-généraux de l’alimentation » prôné par les acteurs de l’aval.

V. Gu.