Deux ans après la fin des quotas, la Confédération paysanne regarde en arrière. « Disparition de fermes laitières, vague de suicides, surcharge de travail. Les drames humains se multiplient dans la filière laitière », analyse le syndicat dans un communiqué de presse du 3 avril 2017.

Un revenu « inférieur au seuil de pauvreté »

« Des milliards d’aide d’urgence débloqués par les pouvoirs publics nationaux et européens ont été engloutis dans le marché libéral, avec une efficacité dérisoire pour les producteurs laitiers et un coût considérable pour les contribuables », déplore la Confédération paysanne.

Le syndicat pointe du doigt les « 350 000 tonnes de poudre de lait au stockage public européen » qui pèse sur les prix, mais aussi « un prix actuel [du lait] ridiculement bas de 31 centimes » ou encore un revenu « inférieurs à ceux de 2009 et au seuil de pauvreté ». Il chiffre la perte des éleveurs à deux milliards d’euros.

Contre cette libéralisation du marché, la Confédération paysanne propose à nouveau « un tunnel de prix qui garantit les prix de revient des producteurs laitiers européens ». Elle invite aussi les paysans « à présenter une facture de 2 milliards d’euros aux pouvoirs publics, coupables de leur désengagement dans la politique laitière ».